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Infarctus : prendre soin de son cœur au quotidien

Infarctus : prendre soin de son cœur au quotidien

Virginie Verglas Mis à jour le 04/09/2026 4 min

Avant les conseils : les signes qui n’attendent pas

Ce qui suit se joue sur des années. Mais si quelque chose se passe maintenant, la réponse est ailleurs, et elle est simple.

Une douleur qui serre la poitrine, qui s’étend dans la mâchoire, le bras ou le dos, accompagnée de sueurs, de pâleur, d’essoufflement ou de nausées : appelez le 15 ou le 112. Et l’infarctus survient parfois sans aucune douleur, ce qui est fréquent chez la femme, les personnes âgées et les personnes diabétiques : un malaise, un essoufflement soudain ou une fatigue inexpliquée suffisent à appeler (ameli.fr, Reconnaître un infarctus (ou crise cardiaque) et agir au plus vite).

Le détail est sur nos pages des gestes en cas de malaise cardiaque et des signes de l’infarctus chez la femme.

Le cœur des femmes a longtemps été un angle mort

On a longtemps regardé la maladie cardiovasculaire comme une affaire d’hommes, et cette idée a la vie dure : elle retarde les diagnostics, chez les médecins comme chez les patientes elles-mêmes. C’est aujourd’hui la première cause de mortalité chez les femmes, et la Fédération française de cardiologie les désigne comme la première cause de mortalité féminine, quand « 74 % des femmes n’identifient pas les maladies cardiovasculaires » comme telle (FFC, Les femmes et les maladies cardiovasculaires).

Deux facteurs pèsent particulièrement : le tabac, et son association avec une contraception œstroprogestative, dont le risque augmente avec l’âge. C’est une conversation à avoir avec son médecin plutôt qu’un calcul à faire seule.

Arrêter de fumer

C’est le levier qui rapporte le plus, et de loin. Rien de ce qui suit ne compense une cigarette quotidienne, et même une consommation qu’on croit légère compte.

L’arrêt se prépare et s’accompagne : le médecin traitant, un tabacologue ou le 39 89 aident davantage que la seule volonté, et les substituts sont pris en charge sur prescription.

Manger de façon à ménager son cœur

Rien d’original, et c’est justement ce qui marche :

  • des fruits et des légumes tous les jours, entiers plutôt qu’en jus ;
  • des légumes secs, lentilles, pois chiches, haricots, deux fois par semaine ;
  • alterner les huiles : olive ou tournesol pour la cuisson, colza, noix ou lin, riches en oméga 3, pour assaisonner ;
  • limiter les graisses saturées : charcuteries, fromages gras, crème, beurre ;
  • du poisson deux fois par semaine, dont un poisson gras ;
  • espacer sodas, viennoiseries, confiseries et produits laitiers sucrés ;
  • ne pas resaler dans l’assiette ;
  • prendre le temps de manger, et ne pas sauter de repas, ce qui évite le grignotage.

L’alcool n’a pas d’effet protecteur : les recommandations françaises sont à la baisse, pas à la hausse.

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Bouger, même un peu

Trente minutes par jour, ou son équivalent réparti dans la semaine. La marche rapide compte, le vélo compte, le ménage soutenu compte. Ce qui compte le moins, c’est la performance : c’est la régularité qui protège.

Si vous reprenez après des années d’arrêt, ou si vous avez plus de 40 ans et des facteurs de risque, parlez-en à votre médecin avant. Une douleur ou un essoufflement inhabituels à l’effort ne sont jamais à forcer.

Souffler

Le stress au long cours pèse sur le cœur, et les pauses ne sont pas du temps perdu. Respirer, s’étirer, marcher dix minutes dehors : nos gestes pour gérer le stress sont un sujet à eux seuls.

Le sommeil compte aussi, et un ronflement avec des pauses respiratoires se signale à un médecin : l’apnée du sommeil retentit sur le cœur.

Se faire suivre

C’est le conseil le moins spectaculaire et le plus efficace. Tension artérielle, cholestérol, glycémie : ces trois chiffres se mesurent, ils ne se sentent pas. Un bilan chez son médecin traitant à intervalle régulier, et davantage s’il existe des antécédents familiaux.

FAQ

À partir de quel âge faut-il s’en préoccuper ?

Les habitudes se prennent tôt et les artères vieillissent lentement : il n’y a pas d’âge pour arrêter de fumer ou pour bouger. Côté examens, c’est le médecin traitant qui décide du rythme selon les facteurs de risque de chacun.

Le chocolat noir et le vin rouge protègent-ils le cœur ?

Ce sont deux idées très répandues et très fragiles. Aucune ne justifie de boire ou de manger davantage que ce dont on a envie, et l’alcool en particulier n’est pas un allié du cœur.

Un antécédent familial, est-ce une fatalité ?

Non. Il augmente le risque et il justifie un suivi plus attentif, mais les leviers de cette page restent les mêmes, et ils comptent davantage encore quand le terrain est là.

Comment savoir si mon essoufflement est normal ?

Le repère est la nouveauté : ce que vous faisiez sans y penser il y a six mois et qui coûte aujourd’hui. C’est cela qui se signale, plus que l’essoufflement en lui-même.

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Portrait de Virginie Verglas

Virginie Verglas

Journaliste et autrice, Virginie a fondé Grands-Mères.net en 2012. Son nouveau livre, « Ma Bible des remèdes naturels », vient de paraître.

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