Au Sommaire
Araignées dans la maison : 7 façons de les éloigner

Araignées dans la maison : 7 façons de les éloigner

Virginie Verglas Mis à jour le 03/09/2026 9 min

Pourquoi elles arrivent en septembre ?

Ce n’est pas votre ménage qui les attire, c’est le calendrier. À la fin de l’été, les mâles quittent leurs abris pour chercher une femelle, et nos maisons sont sur leur chemin : sèches, tièdes, pleines de recoins. C’est pour cela qu’on en voit traverser un mur en octobre alors qu’on n’en avait pas croisé une seule de tout l’été.

Avant de chercher à les faire partir, une chose mérite d’être dite, parce qu’elle change la façon de s’y prendre. Les araignées de nos maisons ne sont pas dangereuses pour l’homme, et leur morsure est exceptionnelle. Elles travaillent même pour vous : la Ligue pour la protection des oiseaux rappelle que « certaines espèces comme la tégénaire ou le Pholque phalangiste remplissent un rôle d’“insecticide naturel”, capturant moustiques, mouches et autres intrus » (LPO, Cohabiter avec les araignées). Une maison sans araignées est une maison où les mouches sont plus tranquilles.

L’idée n’est donc pas de les éliminer, mais de les inviter à s’installer ailleurs. C’est la même logique que pour les fourmis : on rend l’endroit désagréable, on ne fait pas la guerre.

D’abord : faire sortir celle qui est là

Le geste de nos grands-mères tient en deux objets. Posez un verre retourné sur l’araignée, glissez une feuille de papier rigide entre le verre et le mur, maintenez la feuille contre le verre, et portez le tout dehors. Relâchez-la au pied d’une haie ou contre un mur extérieur, pas au milieu de la pelouse.

Si l’idée de l’approcher vous arrête, il existe un outil à long manche qui fait la même chose à distance : nous lui avons consacré une page entière avec son mode d’emploi.

1/ Le vinaigre blanc

Bouteille de vinaigre blanc et vaporisateur posés près d'une fenêtre, avec un linge plié.

Pulvérisez du vinaigre blanc pur sur le pourtour des fenêtres, le bas des portes, les seuils et les grilles d’aération. Toutes les surfaces ne l’acceptent pas, la question est reprise en fin de page. On lui prête l’odeur qui les fait rebrousser chemin, celle de l’acide acétique. Renouvelez chaque semaine, et systématiquement après une pluie sur les huisseries extérieures : l’odeur part en quelques jours, et avec elle l’effet.

C’est le répulsif le plus employé et le moins cher, et il a un mérite certain : il nettoie les traces au passage.

2/ La lavande

Les araignées passeraient leur chemin devant les odeurs fortes, et celle de la lavande en fait partie. Le plus simple est le bouquet sec : posez-en un sur le rebord intérieur des fenêtres et dans les angles de pièces, et froissez-le entre vos doigts de temps en temps pour réveiller le parfum.

Si vous préférez l’huile essentielle de lavande vraie en diffusion, elle ne se diffuse pas n’importe où. Pas dans la pièce où vit un chat, pas en présence d’un enfant de moins de 6 ans, d’une femme enceinte ou allaitante, ni d’une personne asthmatique ou épileptique. Le chat est le cas le plus sérieux : le Centre antipoison animal avance que « les chats sont particulièrement sensibles à leur toxicité » et compte l’inhalation parmi les voies d’intoxication (CAPAE-Ouest, Huiles essentielles). Le pourquoi, enzyme par enzyme, est expliqué sur notre page du chat. Le détail est dans nos règles d’utilisation des huiles essentielles et, pour les animaux, dans notre page sur les anti-puces naturels du chat.

Dans le doute, le bouquet sec rend le même service et ne pose aucune de ces questions.

3/ Les marrons, et la précaution qui va avec

C’est l’astuce d’automne par excellence : on ramasse des marrons sous les marronniers du parc, on les coupe en deux et on les dépose dans les coins des pièces et sur les rebords de fenêtres. Changez-les toutes les semaines, avant qu’ils ne moisissent.

Un marron d’Inde ne se laisse pas traîner par terre. L’Anses écrit que « les marrons d’Inde sont eux toxiques » et qu’ils « peuvent entraîner des troubles digestifs tels que des douleurs abdominales, des nausées, des vomissements ou des irritations de la gorge ». L’agence précise que « plus d’1 confusion de plantes sur 10 concerne les marrons et les châtaignes » (Anses, Marrons et châtaignes : comment éviter les confusions ?).

Encore faut-il savoir lequel est lequel. La différence saute aux yeux une fois qu’on l’a vue : la châtaigne est pointue, plate d’un côté, dans une bogue hérissée de piquants longs et serrés ; le marron d’Inde est gros, rond et lisse, dans une coque à piquants courts et espacés.

À gauche le marron d'Inde, rond et lisse, dans sa bogue à piquants courts et espacés. À droite les châtaignes, pointues et plates d'un côté, dans leur bogue à piquants longs et serrés.

Concrètement : en hauteur, jamais au sol, dans les maisons où vivent un petit enfant, un chien ou un chat. Et si quelqu’un en avale, on appelle un centre antipoison.

4/ Les châtaignes

Châtaignes dans un panier, avec leurs bogues hérissées et des feuilles de châtaignier.

Nos aïeules leur prêtaient la même vertu qu’aux marrons, et on trouve aussi la recommandation de poser des feuilles de châtaignier sur les rebords de fenêtres.

Une remarque de bon sens tout de même : la châtaigne, elle, se mange. Si vous en avez ramassé de belles, elles feront un meilleur usage dans une poêle que dans un angle de couloir.

C’est une tradition ancienne, sans danger tant que le fruit reste hors de portée, et elle a le mérite de ne rien coûter.

NouveauCouverture : Ma Bible des remèdes naturelsMa Bible des remèdes naturels+ de 1 000 remèdes, recettes & conseils pour 60 maux du quotidienDisponible sur Amazon

5/ Les feuilles de tomate

Posez quelques feuilles fraîches sur les rebords de fenêtres et les seuils, et remplacez-les dès qu’elles sèchent : c’est encore une affaire d’odeur, et une feuille sèche ne sent plus rien. Au potager, la même feuille sert d’ailleurs de base à un macérat d’une nuit contre les pucerons.

Comme les marrons, elles se posent hors de portée des enfants et des animaux. La feuille de tomate n’est pas un aliment, et elle n’a rien à faire dans une bouche.

6/ La menthe

Bouquet de menthe fraîche posé sur une planche en bois.

Même principe, odeur différente. Quelques brins frais dans un verre d’eau, dans la cuisine et près des ouvertures, à renouveler quand ils fanent. La menthe séchée en sachet fait aussi l’affaire dans les placards et les recoins.

Ce qu’on en sait, pour les six méthodes odorantes : vinaigre, lavande, marrons, châtaignes, feuilles de tomate et menthe reposent tous sur la même idée, celle d’une odeur qui déplaît, et aucun n’a été mesuré. Ce sont des traditions sans danger, à essayer pour ce qu’elles sont. La seule méthode dont l’effet se constate à coup sûr est la suivante.

7/ Ranger ce qui les retient

C’est le geste le moins séduisant et le plus utile. Une araignée reste où elle trouve à manger et où on ne la dérange pas. Passez l’aspirateur derrière les meubles, sous les radiateurs et le long des plinthes, là où s’accumulent les petits insectes dont elles vivent. Les angles de plafond se font au balai : c’est là que sont les toiles et les cocons, et ce qui passe dans l’aspirateur n’en ressort pas vivant. Dans les pièces de vie, retirez les toiles à chaque fois que vous en voyez une.

Deux détails changent beaucoup de choses en septembre : fermez les fenêtres à la tombée du jour quand la lumière est allumée, puisque ce sont les insectes attirés par la lampe qui font venir les araignées ensuite, et calfeutrez le bas des portes donnant sur l’extérieur.

À ne pas confondre : les araignées rouges

Les minuscules points rouges qui courent sur les feuilles de vos plantes ne sont pas des araignées mais des acariens, et ils ne se traitent pas du tout de la même façon : les méthodes naturelles pour les déloger sont sur notre page consacrée aux araignées rouges.

En résumé

Les araignées entrent chez nous à l’automne parce que c’est la saison de leurs déplacements, elles ne sont pas dangereuses, et elles rendent service. Le vinaigre blanc sur les huisseries et un peu de ménage dans les angles suffisent à les convaincre d’aller voir ailleurs. Les marrons et les châtaignes appartiennent au patrimoine plus qu’à la science, et se posent hors de portée des enfants. Et pour celle qui est déjà là, un verre et une feuille de papier valent mieux qu’un journal roulé. D’autres répulsifs naturels sont réunis sur notre page voisine, dont le savon noir et le citron.

FAQ

Le vinaigre blanc abîme-t-il les joints et les peintures ?

Sur un joint de silicone en bon état et sur une peinture lavable, non. Sur du marbre, une pierre calcaire ou un parquet ciré, oui : l’acide les ternit. Les joints de carrelage au ciment le supportent mal aussi, et un joint déjà fendu laisse passer le liquide derrière lui. Testez sur dix centimètres cachés avant de pulvériser tout un pourtour de fenêtre.

Que faire d’un cocon d’œufs collé dans un angle ?

C’est une petite boule de soie blanche, souvent dans un angle de plafond ou derrière un meuble. Décollez-la au balai, sans aspirateur puisque ce qui est aspiré finit dans le sac, et déposez-la dehors à l’abri de la pluie.

Faut-il retirer les toiles ou les laisser ?

Les deux se défendent, et c’est une question de pièce. Dans un grenier, un garage ou une cave, une toile laissée en place travaille pour vous et attrape des mouches. Dans une cuisine ou une chambre, la retirer plusieurs fois de suite décourage sa propriétaire, qui ira s’installer là où on ne la dérange pas.

Pourquoi en voit-on surtout le soir ?

Parce que c’est l’heure où les mâles se déplacent, et l’heure où nos lampes attirent les insectes dont elles vivent. Fermer les volets ou les fenêtres avant d’allumer change beaucoup de choses en septembre.

Une araignée de maison peut-elle mordre ?

Le cas est rare et sans gravité chez nous : elles fuient plutôt que d’affronter, et leurs crochets sont faits pour de petites proies. Une rougeur qui s’étend, un gonflement ou de la fièvre après une lésion cutanée ne s’attribuent pas à une araignée sans avis médical.

Ajouter Grands-Mères.net à mes sources préférées Un réglage rapide sur Google pour retrouver nos astuces plus souvent dans vos résultats.
Envoyer à un ami
Portrait de Virginie Verglas

Virginie Verglas

Journaliste et autrice, Virginie a fondé Grands-Mères.net en 2012. Son nouveau livre, « Ma Bible des remèdes naturels », vient de paraître.

Découvrir son nouveau livre Nouveau

À découvrir ensuite