Au Sommaire
Comment booster ses défenses immunitaires ?

Comment booster ses défenses immunitaires ?

Virginie Verglas Mis à jour le 27/08/2026 5 min

Notre système immunitaire nous protège contre les attaques quotidiennes des virus, bactéries, champignons et autres parasites. Pour maintenir notre organisme en bon état et éviter de tomber malade il faut donc l’entretenir. Pour cela voici les recettes naturelles de nos grands-mères.

Les tisanes de Lapacho

D’abord elles nous conseillent de boire des tisanes d’une plante d’Amérique du Sud, le lapacho, traditionnellement employée pour passer l’hiver. Mettez 4 cuillerées à soupe de cette écorce séchée dans un litre d’eau, faites bouillir 5 minutes, laissez infuser un quart d’heure, et buvez-en une tasse par jour, le matin.

On n’augmente pas les doses parce qu’on est malade. Une infection déclarée se montre à un médecin, et boire plus de tisane ne fait que retarder ce moment-là.

Le lapacho est écarté chez la femme enceinte et allaitante, chez les personnes atteintes de maladies auto-immunes, et sous anticoagulant.

Les bourgeons d’églantine

Par ailleurs, le macérat de bourgeons d’églantine est traditionnellement employé l’hiver. Chez l’adulte, la posologie habituelle est de 5 gouttes trois fois par jour dans un verre d’eau. Ces préparations contiennent de l’alcool, en petite quantité mais réellement : chez un enfant, la dose ne se devine pas, elle se demande à un pharmacien ou à un médecin, qui la donnera selon son âge et son poids. « Quelques gouttes » n’est pas une posologie.

L’huile essentielle de ravintsara

Ensuite l’huile essentielle de ravintsara est employée depuis longtemps en hiver, et on lui prête un effet sur les défenses de l’organisme.

Elle ne s’applique jamais pure sur la peau. Diluez 2 gouttes dans 1 cuillerée à café d’huile végétale, et massez le haut du torse ou l’intérieur des poignets, une à deux fois par jour, pendant quelques jours et pas tout l’hiver.

Pas avant 7 ans, et pas pendant les trois premiers mois de grossesse. Au-delà, chez l’enfant comme chez la femme enceinte ou allaitante, elle ne s’emploie que sur avis d’un médecin ou d’un pharmacien. La peau d’un enfant absorbe davantage que la nôtre, et la plante des pieds est une surface bien plus étendue qu’elle n’en a l’air.

Et on n’avale pas d’huile essentielle. Ni dans du miel, ni dans de la gelée royale, ni sur un sucre. La voie orale relève d’une prescription, jamais d’une astuce lue quelque part : c’est la règle générale des huiles essentielles, et elle ne souffre pas d’exception ici.

Le ginseng

Dans la médecine traditionnelle chinoise, le ginseng est employé comme tonifiant, en cures courtes de quelques semaines. Il est déconseillé en cas d’hypertension, sous anticoagulant, et avant une opération : suivez la posologie inscrite sur la boîte que vous achetez, et non un chiffre lu sur une page, les extraits n’étant pas concentrés de la même façon d’une marque à l’autre.

NouveauCouverture : Ma Bible des remèdes naturelsMa Bible des remèdes naturels+ de 1 000 remèdes, recettes & conseils pour 60 maux du quotidienDisponible sur Amazon

La gelée royale et la propolis

Elles se prennent en cure de trois semaines. Écartez-les si vous êtes allergique aux produits de la ruche. Et on ne donne ni miel, ni gelée royale, ni propolis à un enfant de moins d’un an : avant cet âge, le miel expose au botulisme infantile.

L’extrait de pépins de pamplemousse

L’extrait de pépins de pamplemousse est très présent dans les armoires depuis vingt ans, et on lui prête des propriétés antibactériennes larges. Le chiffre de « 800 bactéries et virus » qui circule un peu partout ne repose sur aucune étude publiée.

Ce qui compte davantage : le pamplemousse interagit avec de nombreux médicaments (statines, anticoagulants, certains traitements du cœur et de l’anxiété) en modifiant la façon dont le foie les élimine. Le mécanisme est d’abord intestinal : le pamplemousse freine l’enzyme qui dégrade certains médicaments avant qu’ils ne passent dans le sang, et la dose qui arrive est alors plus forte que prévu. Si vous prenez un traitement, quel qu’il soit, demandez à votre pharmacien avant d’en prendre : la question lui prend dix secondes.

La teinture-mère d’Echinacée

Citons encore l’échinacée, cette plante à fleurs pourpres, employée en teinture-mère à raison de 50 gouttes trois fois par jour dans un verre d’eau, sur une vingtaine de jours.

Deux réserves, et elles ne sont pas des détails. La teinture-mère contient de l’alcool, donc elle est écartée chez l’enfant, la femme enceinte et toute personne qui s’abstient d’alcool. Et l’échinacée est déconseillée en cas de maladie auto-immune ou de traitement qui abaisse l’immunité : elle agit précisément sur ce que ces traitements cherchent à freiner.

L’acérola

Enfin l’acérola est une des sources de vitamine C les plus concentrées qui soient, bien davantage que l’orange. La vitamine C participe au fonctionnement normal du système immunitaire, et c’est ce qui vaut à ce fruit sa place dans les cures d’hiver. En revanche, il ne faut pas en attendre de miracle sur un rhume déjà installé, et une fatigue qui dure ne se traite pas à la vitamine C : elle se cherche.

Ce que ces plantes ne font pas, et quand consulter

Aucune des plantes de cette page ne remplace un traitement, un vaccin ou un avis médical, et aucune n’empêche d’attraper quoi que ce soit. Ce qu’elles font, au mieux, c’est accompagner un hiver. Ce qui protège vraiment les défenses de l’organisme tient d’ailleurs à des choses moins spectaculaires : dormir assez, bouger, manger varié, et se laver les mains.

Demandez un avis médical sans attendre si la fièvre dépasse trois jours, si elle s’accompagne d’une gêne pour respirer, d’une douleur dans la poitrine ou d’une grande fatigue inhabituelle, si les infections reviennent sans cesse, ou si vous suivez un traitement qui abaisse l’immunité. Et avant toute cure de plantes, si vous prenez un traitement au long cours, parlez-en à votre pharmacien : la plupart des accidents décrits sur cette page ne viennent pas des plantes seules, mais de leur rencontre avec un médicament.

Ajouter Grands-Mères.net à mes sources préférées Un réglage rapide sur Google pour retrouver nos astuces plus souvent dans vos résultats.
Envoyer à un ami
Portrait de Virginie Verglas

Virginie Verglas

Journaliste et autrice, Virginie a fondé Grands-Mères.net en 2012. Son nouveau livre, « Ma Bible des remèdes naturels », vient de paraître.

Découvrir son nouveau livre Nouveau

À découvrir ensuite