L’identification d’un champignon : une précaution vitale
Tout champignon comestible peut constituer un plat délicieux, mais il est particulièrement risqué de consommer un champignon dont l’on n’est pas entièrement sûr. En effet, certains champignons particulièrement toxiques ressemblent étrangement à des espèces tout à fait comestibles et peuvent être à l’origine d’une confusion pouvant avoir des conséquences dramatiques.
Sachez qu’il faut éliminer d’office tout champignon qui a des lamelles blanches, un anneau autour du pied et une volve. En effet, il s’agit là de trois particularités qui caractérisent les espèces les plus dangereuses, à savoir l’amanite phalloïde, l’amanite printanière, l’amanite tue-mouches et l’amanite vireuse. D’autre part, avant de partir à la cueillette, il est utile de se munir d’une documentation comportant des photos des différentes espèces de champignons, ce qui facilitera l’élimination de certaines espèces dangereuses.
Ce repère élimine les amanites les plus dangereuses, mais il ne fait pas de vous un spécialiste et aucune liste de critères ne remplace une identification. Des espèces hautement toxiques ressemblent beaucoup à des espèces comestibles, et des champignons vénéneux peuvent pousser là où vous avez récolté des comestibles une autre année. La seule règle qui tienne : ne ramassez que ce que vous connaissez parfaitement, et au moindre doute, faites contrôler votre récolte avant de la consommer (Anses). N’utilisez pas d’application de reconnaissance sur smartphone : l’Anses le déconseille formellement, le risque d’erreur d’identification est élevé.
Lors de la cueillette, il ne faut cueillir que les champignons que l’on connaît comme étant comestibles. Éliminez les champignons qui sont en mauvais état et faites attention à prélever le champignon en entier pour faciliter son identification. D’autre part, il faut placer les champignons dans un récipient comportant si possible des divisions pour pouvoir séparer les espèces. Évitez aussi de cueillir des champignons dans les endroits proches d’une décharge ou de tout lieu susceptible d’être pollué (en effet, les produits polluants se concentrent dans les champignons).
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Ma Bible des remèdes naturels+ de 1 000 remèdes, recettes & conseils pour 60 maux du quotidienAprès la cueillette, lavez-vous soigneusement les mains, et prenez une photo de votre récolte avant de la cuisiner : elle servira à décider du traitement si une intoxication survient. Au moindre doute sur l’identification ou sur l’état d’un champignon, ne consommez pas la récolte avant de l’avoir fait contrôler par un pharmacien ou par une association de mycologie. Ne consommez jamais les champignons crus, cuisez chaque espèce séparément et suffisamment, et n’en proposez pas aux jeunes enfants (Anses, 4 septembre 2025).
Que faire si des symptômes apparaissent après le repas ?
En cas de détresse vitale, perte de connaissance ou difficulté à respirer, appelez le 15 ou le 112.
Dans tous les autres cas, si des symptômes apparaissent après avoir mangé des champignons (diarrhées, vomissements, nausées, tremblements, vertiges, troubles de la vue), appelez immédiatement un centre antipoison en précisant que vous avez consommé des champignons. Les centres antipoison répondent jour et nuit, sept jours sur sept ; leur numéro d’urgence national est le 01 45 42 59 59, et la liste des centres régionaux est publiée sur centres-antipoison.net.
N’attendez pas de voir si cela passe, et ne vous fiez pas à l’heure. Le délai d’apparition des symptômes est variable : le plus souvent quelques heures après le repas, mais il peut être plus long et dépasser douze heures, et l’état de la personne intoxiquée peut s’aggraver rapidement. Notez l’heure des derniers repas et l’heure des premiers signes, et conservez les restes de la cueillette : ce sont les trois éléments qui permettront d’identifier l’espèce en cause (Anses) (Santé.fr).
Virginie Verglas
Journaliste et autrice, Virginie a fondé Grands-Mères.net en 2012. Son nouveau livre, « Ma Bible des remèdes naturels », vient de paraître.