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Mal de dos : 3 remèdes naturels

Virginie Verglas Mis à jour le 03/09/2026 4 min

Comment soulager un mal de dos avec des remèdes naturels ?

Les maux de dos peuvent être très douloureux et handicapants au quotidien. Ils nous obligent parfois à multiplier les prises d’antalgiques, pour un apaisement souvent modéré et passager. Découvrez trois remèdes naturels pour soulager rapidement les maux de dos.

L’arnica

L’arnica est le remède le plus employé sur les douleurs musculaires, en gel, à raison de trois à quatre applications par jour sur les zones douloureuses. Jamais sur une peau lésée ni sur une plaie, et à écarter en cas d’allergie aux astéracées, la famille de la marguerite et du chrysanthème. L’huile de massage aux huiles essentielles est l’autre grand classique du dos.

L’arnica se prend aussi en granules homéopathiques, « Arnica montana 9 CH », à raison de 2 granules trois fois par jour. La Haute Autorité de santé a conclu en 2019 à une efficacité insuffisante des médicaments homéopathiques (HAS), et ils ne sont plus remboursés depuis 2021 : en prendre pour son confort est une chose, compter dessus en est une autre.

L’harpagophytum en capsules ou liquide

L’harpagophytum, la « griffe du diable », est traditionnellement employé pour accompagner les maux de dos, lombalgies et douleurs lombaires. Cette plante peut être absorbée sous forme de capsules ou de liquide.

Il convient toutefois d’être prudent lorsqu’on prend d’autres médicaments, en même temps que ce traitement, en raison des contre-indications existantes et des interactions médicamenteuses. Il faut donc consulter son médecin ou son pharmacien au préalable. L’harpagophytum est contre-indiqué en cas d’ulcère de l’estomac ou du duodénum, chez la femme enceinte, et il est à écarter sous anticoagulant.

Le piment de Cayenne en crème ou en onguent

Reconnu pour son pouvoir apaisant sur les lombaires, le piment de Cayenne est utilisé dans différents traitements des maux de dos. Il s’applique sur les zones douloureuses en pommade ou en onguent. La notice du médicament français à base de piment de Cayenne prescrit deux applications par jour, en couche mince et en massant légèrement, et une durée qui « ne doit pas dépasser 4 semaines ». Elle ajoute que « si les symptômes persistent au-delà de 4 semaines de traitement, un médecin ou un pharmacien doit être consulté » : ce plafond n’est pas une autorisation d’aller jusque-là sans rien dire à personne.

Trois précautions qui ne se sautent pas. La capsaïcine brûle : elle provoque une sensation de chaleur intense les premiers jours, c’est normal, mais elle ne s’applique jamais sur une peau lésée. Lavez-vous les mains à l’eau et au savon après chaque application, et ne touchez pas vos yeux : la notice du médicament français à base de piment de Cayenne prescrit d’« éviter tout contact avec les yeux, les muqueuses et les plaies » (ANSM, Geldolor, extrait de piment de Cayenne). Pas de source de chaleur par-dessus : la notice cite « rayonnement solaire ou infrarouge, coussin chauffant, eau chaude, frictions de vêtements ou bandages ». Ni bouillotte, ni douche chaude, donc. Et rien d’occlusif : la notice interdit l’usage « sous pansement occlusif ». Ce médicament est par ailleurs « déconseillé chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans », et sa sécurité « n’a pas été établie » chez la femme enceinte, « l’utilisation de ce médicament est déconseillée pendant l’allaitement ». Le cataplasme d’argile est une alternative plus douce.

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Ce qui compte plus que les remèdes : ne pas rester couché

Le repos au lit prolongé est déconseillé, et c’est la reprise du mouvement qui répare (ameli.fr, Le bon traitement, c’est le mouvement). Les trois remèdes de cette page servent à rendre le mouvement supportable, pas à le remplacer.

Quand consulter

Consultez sans délai, ou appelez le 15, si la douleur du dos s’accompagne de l’un de ces signes :

  • une paralysie ou une baisse de la force musculaire dans une jambe ;
  • une perte de sensibilité du périnée, la zone située entre l’anus et les organes génitaux ;
  • des difficultés à uriner, des fuites urinaires ou une perte de contrôle du sphincter anal ;
  • une douleur extrême que les antalgiques ne calment pas.

Prenez rendez-vous avec votre médecin si la douleur dure au-delà de quelques semaines, si elle descend dans la jambe, si elle vous réveille la nuit, ou si elle s’accompagne de fièvre, de vomissements ou d’un amaigrissement inexpliqué. Un mal de dos qui suit une chute ou un accident se montre également. Les signes ci-dessus sont ceux publiés par l’Assurance Maladie (ameli.fr, Sciatique : quand consulter ?).

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Portrait de Virginie Verglas

Virginie Verglas

Journaliste et autrice, Virginie a fondé Grands-Mères.net en 2012. Son nouveau livre, « Ma Bible des remèdes naturels », vient de paraître.

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