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Canneberge : une piste de laboratoire, pas un antibiotique

Canneberge : une piste de laboratoire, pas un antibiotique

Virginie Verglas Mis à jour le 16/09/2026 3 min

Connue pour aider à prévenir les cystites à répétition, la canneberge a fait l’objet d’une étude américaine qui cherchait dans son jus la piste d’un futur médicament antibactérien.

Des chercheurs du Worcester Polytechnic Institute aux États-Unis se sont penchés sur les propriétés antiadhésives de la canneberge. Pour mener cette étude, publiée dans la revue « Food & Function », ils ont « fractionné » le jus de canneberge pour identifier ses différents composés chimiques à l’aide de techniques chimiques avancées.

Pourquoi la canneberge ? On attribue à ses composés la capacité de gêner l’adhérence de la bactérie E. coli sur les cellules, d’où le jus de cranberry contre les cystites à répétition. C’est cette propriété que les chercheurs ont voulu isoler.

Ils ont donc isolé chacun des composants de son jus, pour repérer celui qui gêne le plus l’adhésion de la bactérie E. coli, responsable de diverses infections. Ils ont cultivé la bactérie E. coli dans les échantillons de jus « fractionné », puis mesuré au microscope à force atomique sa capacité à s’accrocher à une surface (Worcester Polytechnic Institute, 2016).

Dans ces conditions de laboratoire, ce sont les galactosides de flavonols qui se sont montrés les plus antiadhésifs.

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Pour les auteurs, ces composés, seuls ou associés à une autre famille de flavonoïdes, les proanthocyanidines, sont à étudier plus avant pour leurs propriétés antimicrobiennes, avec l’espoir d’un atout face aux bactéries résistantes. Une piste seulement : l’expérience a été faite sur des bactéries en culture, pas sur des malades, et le jus de canneberge que l’on boit n’est pas un antibiotique.

Le saviez-vous ? La bactérie E. coli est naturellement présente dans la flore intestinale. Certaines souches sont cependant pathogènes et peuvent entraîner des gastro-entérites ou des infections urinaires (cystites).

Pour éviter les récidives, l’Assurance Maladie indique que la canneberge peut être proposée en prévention des cystites récidivantes à E. coli, à la dose de 36 mg par jour de proanthocyanidines (ameli.fr, Prévenir les récidives de cystite). Elle ne soigne pas une cystite en cours, qui se montre à un médecin, une sage-femme ou un pharmacien. Pas plus que les alliés d’hiver qu’on dit antibiotiques naturels, elle ne remplace le traitement d’une infection.

Quand consulter ?

Une infection urinaire se montre à un médecin, une sage-femme ou un pharmacien : sans traitement, la bactérie peut remonter jusqu’aux reins (ameli.fr, évolution de la cystite). Consultez dans la journée en cas de fièvre avec frissons ou de douleurs dans le dos ou sur le côté, si vous êtes enceinte, si vous êtes un homme, si vous avez plus de 75 ans, une maladie chronique, un déficit immunitaire ou des problèmes des voies urinaires, ou s’il s’agit d’un enfant ; chez un bébé ou un enfant de moins de 2 ans, la prise en charge doit être rapide, car l’infection atteint en général les reins (ameli.fr, Cystite : que faire et quand consulter ?). En cas de troubles de la conscience, de faiblesse extrême, de difficultés à respirer, de pâleur ou de peau marbrée, une hospitalisation en urgence est indispensable : appelez le 15 (ameli.fr, pyélonéphrite).

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Portrait de Virginie Verglas

Virginie Verglas

Journaliste et autrice, Virginie a fondé Grands-Mères.net en 2012. Son nouveau livre, « Ma Bible des remèdes naturels », vient de paraître.

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