5 médecines douces pour arrêter de fumer naturellement
Arrêter de fumer est difficile, et beaucoup de fumeurs cherchent, à côté des méthodes classiques, un accompagnement plus naturel. Les médecines douces s’adressent aux envies de cigarette comme au stress du sevrage. Les cinq que l’on nous demande le plus souvent sont l’acupuncture, l’hypnose, la phytothérapie, l’aromathérapie et la réflexologie.
Ces approches sont non invasives, et nous vous les présentons pour ce qu’elles sont. Tabac info service explique qu’on les appelle méthodes alternatives « car leur efficacité n’a pas été prouvée, contrairement au sevrage tabagique par les traitements de substitution de nicotine ». Et la Haute Autorité de santé précise que ces méthodes « ne doivent pas être découragées si le fumeur les considère comme utiles dans sa démarche ». Elles se prennent donc en complément des substituts nicotiniques et d’un accompagnement, jamais à leur place.
Deux appuis pour commencer : depuis le 1er janvier 2019, la grande majorité des substituts nicotiniques sont remboursés à 65 % sur prescription, que peuvent faire un médecin, une sage-femme, un infirmier, un chirurgien-dentiste ou un masseur-kinésithérapeute ; et le 39 89, ligne gratuite, vous met en relation avec un tabacologue pour un suivi personnalisé (Assurance Maladie).
1. L’acupuncture et le sevrage tabagique

L’acupuncture vient de la médecine traditionnelle chinoise et se pratique depuis plusieurs millénaires. Pendant le sevrage tabagique, l’acupuncteur cherche à réduire les envies de cigarette et les symptômes du manque, en rétablissant, selon cette tradition, l’équilibre énergétique du corps.
Comment l’acupuncteur procède
Selon la médecine chinoise, le corps est parcouru par des méridiens, des canaux le long desquels circule le « Qi », l’énergie vitale, et le tabac en dérègle l’équilibre. L’acupuncteur stimule donc des points précis de ces méridiens pour le rétablir.
Pour le tabac, il travaille surtout deux familles de points :
| Point | Localisation | Effet recherché |
|---|---|---|
| Tim Mee | Près du poignet | Altération de la perception du goût de la cigarette |
| Points auriculaires | Sur le pavillon de l’oreille | Réduction des envies et du stress |
Ce qu’on sait de l’acupuncture
Selon Tabac info service, l’efficacité de l’acupuncture dans l’arrêt du tabac n’a pas été prouvée scientifiquement. Certains fumeurs l’apprécient comme accompagnement.
Avant de prendre rendez-vous :
- Recherchée pour apaiser les envies de cigarette, l’irritabilité et l’anxiété du sevrage
- Ressenti très variable selon les personnes
- Demande généralement plusieurs séances
- Se combine avec les substituts nicotiniques et un suivi
L’acupuncture s’ajoute au sevrage accompagné sans le remplacer.
2. L’hypnose et les habitudes du fumeur

L’hypnose utilise un état de conscience modifié pour agir sur des comportements installés. Pour le tabac, le praticien cherche à changer les associations mentales liées à la cigarette et à renforcer la motivation à arrêter.
Ce que fait le praticien
Lors d’une séance d’hypnose pour arrêter de fumer, le praticien guide le patient dans un état de relaxation profonde, appelé transe hypnotique. Dans cet état, disent les praticiens, le conscient se met en veille et laisse la place à l’inconscient. Le thérapeute travaille alors sur les idées et les habitudes liées au tabac.
Un exemple de suggestion :
« Votre corps est un temple précieux que vous choisissez de protéger. Chaque respiration vous apporte de l’air pur et revitalisant. La cigarette n’a plus sa place dans votre vie, vous êtes libre et en contrôle. »
Le but est d’associer l’arrêt à des images agréables et de donner au fumeur confiance en sa capacité à arrêter.
Comment se déroule une séance d’hypnose ?
-
Entretien préalable pour comprendre les motivations et l’historique du patient
-
Induction de l’état hypnotique par des techniques de relaxation
-
Travail thérapeutique avec des suggestions adaptées
-
Ancrage des nouvelles perceptions et comportements
-
Retour à l’état de conscience normale et échange sur la séance
Ce qu’on sait de l’hypnose
Là encore, Tabac info service rappelle que l’efficacité de l’hypnose dans l’arrêt du tabac n’a pas été prouvée scientifiquement, ce qui n’empêche pas de l’essayer, en vous faisant accompagner en parallèle par un professionnel de santé. Elle convient surtout aux personnes à l’aise avec cette approche et fortement motivées à arrêter de fumer.
Ce qui compte pour en tirer quelque chose :
- Une forte motivation personnelle à arrêter de fumer
- Une bonne réceptivité à l’hypnose
- Un praticien qualifié et expérimenté
- La pratique de l’auto-hypnose entre les séances pour renforcer les effets
L’hypnose vise la part psychologique de la dépendance et les habitudes ; elle ne touche pas à la dépendance physique à la nicotine, et se combine donc avec les substituts nicotiniques.
3. La phytothérapie, les plantes du sevrage

La phytothérapie, c’est l’usage des plantes médicinales. Pendant le sevrage, on les emploie traditionnellement contre les envies de cigarette, le stress et les nuits agitées.
Les plantes de la tradition et leurs précautions
Trois plantes reviennent le plus souvent :
- le kudzu (Pueraria lobata), de la médecine traditionnelle chinoise, pris pour diminuer les envies de cigarette ;
- la rhodiole (Rhodiola rosea), employée pour mieux supporter le stress ;
- la valériane (Valeriana officinalis), la plante du sommeil de nos grands-mères, en tisane ou en gélules le soir.
Nous ne vous proposons pas de protocole ni de dosage : les quantités dépendent du produit et de votre santé, et c’est à votre médecin ou à votre pharmacien de les fixer avec vous. Vous trouverez le détail de ces plantes sur notre page plantes pour arrêter de fumer.
Leurs précautions, à lire avant de commencer : pour le kudzu comme pour la rhodiole, demandez l’avis de votre médecin si vous suivez un traitement, si vous êtes enceinte ou si vous allaitez. Selon le Vidal, la valériane peut faire baisser la vigilance (prudence au volant), augmenter la somnolence de nombreux médicaments, et il est préférable de ne pas en prendre pendant la grossesse ni l’allaitement. Le millepertuis, parfois proposé contre le moral en berne du sevrage, ne se prend pas sans avis médical : le Vidal recense plus de 70 substances ou familles de substances qui interagissent avec lui, dont la pilule, les antidépresseurs, les anticoagulants oraux et les antiépileptiques, et il est déconseillé en cas de troubles bipolaires comme pendant la grossesse et l’allaitement. Si vous suivez un traitement, quel qu’il soit, demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant toute plante.
Avant d’en prendre :
- Consulter votre médecin ou votre pharmacien avant de commencer
- Choisir des produits de qualité, de préférence biologiques et standardisés
- Respecter les doses fixées avec votre médecin ou votre pharmacien
- Être attentif aux éventuels effets secondaires
- Prendre les plantes en complément des substituts nicotiniques, jamais à leur place
4. L’aromathérapie, des huiles essentielles à respirer

L’aromathérapie utilise les huiles essentielles. Pendant le sevrage, on respire une huile essentielle sur un mouchoir au moment où l’envie de cigarette arrive, ou on en diffuse une pour se détendre.
Les huiles essentielles les plus employées
La tradition associe surtout ces cinq huiles à l’arrêt du tabac, chacune avec sa façon de l’employer :
| Huile essentielle | Effet recherché | Mode d’utilisation |
|---|---|---|
| Poivre noir (Piper nigrum) | Odeur forte, employée au moment de l’envie | Inhalation, 1 à 2 gouttes sur un mouchoir |
| Menthe poivrée (Mentha piperita) | Rafraîchissante | Inhalation, 1 à 2 gouttes sur un stick inhalateur |
| Petit grain bigarade (Citrus aurantium) | Employée pour se détendre | Massage dilué sur le plexus solaire |
| Lavande vraie (Lavandula angustifolia) | Employée le soir, pour se détendre | Diffusion |
| Pamplemousse (Citrus paradisi) | Odeur fraîche et tonique | Inhalation, 1 à 2 gouttes sur un mouchoir |
Les précautions d’emploi :
- Toujours diluer les huiles essentielles avant application cutanée
- Éviter l’usage interne sans avis médical
- Tester sur une petite zone de peau avant utilisation
- Jamais pendant la grossesse ni l’allaitement
- La menthe poivrée, la menthe des champs et l’eucalyptus, jamais avant 18 ans : ce sont des huiles à menthol ou à eucalyptol, que l’agence du médicament écarte de toute la population pédiatrique dans ses mélanges pour la peau, et nous les écartons aussi de l’inhalation par prudence (ANSM, Formulaire national, mélanges d’huiles essentielles par voie cutanée, 2023). Les autres, par prudence de notre part : jamais chez un enfant de moins de 12 ans, quelle que soit la voie, diffusion comprise, et pas sans avis médical chez l’adolescent
- Pas en cas d’asthme ou d’épilepsie sans avis médical
- Conserver hors de portée des enfants
Un mélange à respirer
L’usage est de combiner plusieurs huiles en un mélange, appelé synergie. Par exemple :
Synergie pour inhalation :
- 3 gouttes d’HE de poivre noir
- 2 gouttes d’HE d’eucalyptus globulus
- 2 gouttes d’HE de menthe des champs
- 2 gouttes d’HE de petit grain bigarade
Mélangez ces huiles essentielles et appliquez 2 à 3 gouttes du mélange sur un mouchoir ou un stick inhalateur. Respirez profondément dès que l’envie de fumer arrive.
Attention : avec l’eucalyptus et la menthe des champs, cette synergie est réservée à l’adulte. Jamais avant 18 ans : ce sont des huiles à eucalyptol et à menthol, que l’agence du médicament écarte de toute la population pédiatrique dans ses mélanges pour la peau ; nous les écartons aussi de l’inhalation par prudence. Jamais non plus pendant la grossesse ni l’allaitement, et pas en cas d’asthme ou d’épilepsie.
Sur la durée :
- Commencez à utiliser les huiles essentielles quelques jours avant la date d’arrêt du tabac
- Utilisez la synergie régulièrement pendant les premières semaines du sevrage
- Le ressenti varie beaucoup d’une personne à l’autre
- Associez l’aromathérapie aux substituts nicotiniques et à un accompagnement
Certains fumeurs s’en servent pour passer le moment de l’envie. Les huiles essentielles ne remplacent pas un accompagnement médical et s’utilisent en complément d’autres méthodes d’arrêt du tabac.
Nouveau
Ma Bible des remèdes naturels+ de 1 000 remèdes, recettes & conseils pour 60 maux du quotidien5. La réflexologie plantaire et auriculaire

La réflexologie masse les pieds (réflexologie plantaire) ou les oreilles (auriculaire), en partant du principe que certaines de leurs zones sont reliées à des organes et à des fonctions du corps. Pendant le sevrage tabagique, on y a recours pour apaiser les envies de cigarette et le stress.
Les zones travaillées
Trois zones sont travaillées pour l’arrêt du tabac :
| Zone réflexe | Localisation | Effet recherché |
|---|---|---|
| Poumons | Partie supérieure de la plante des pieds | Zone associée à la respiration |
| Plexus solaire | Centre de la plante des pieds | Détente |
| Point Shen Men (oreille) | Partie supérieure de l’oreille | Recherché contre les envies |
Pour vous masser vous-même :
-
Trouvez un moment calme et installez-vous confortablement
-
Massez doucement chaque zone réflexe pendant 1 à 2 minutes
-
Appliquez une pression ferme mais non douloureuse
-
Concentrez-vous sur votre respiration pendant le massage
-
Pratiquez 1 à 2 fois par jour, surtout lors des envies de cigarette
Une séance chez le réflexologue
Une séance peut associer les pieds et l’oreille, sur ce déroulé type :
Durée : 30 à 45 minutes
Fréquence : 1 à 2 fois par semaine pendant le premier mois, puis 1 fois par semaine pendant 2 mois
-
Massage de relaxation générale des pieds (5 minutes)
-
Stimulation des points réflexes des poumons (5 minutes par pied)
-
Travail sur le plexus solaire (3 minutes par pied)
-
Massage du point auriculaire Shen Men (2 minutes par oreille)
-
Relaxation finale et ancrage (5 minutes)
À côté des autres méthodes :
- Elle est surtout recherchée pour le stress et l’anxiété liés à l’arrêt du tabac
- L’auto-massage entre les séances prolonge le moment de détente
- Consultez un réflexologue professionnel pour un protocole personnalisé
La réflexologie ne touche pas à la dépendance physique à la nicotine ; on y vient pour le stress et les émotions de l’arrêt.
Choisir et combiner les médecines douces

Aucune méthode ne convient à tout le monde. La base reste les substituts nicotiniques et un accompagnement, auxquels vous pouvez ajouter une ou plusieurs médecines douces. Le tableau compare les cinq, avec des durées et des coûts estimés.
| Méthode | Avantages | Inconvénients | Durée moyenne | Coût estimé |
|---|---|---|---|---|
| Acupuncture | Recherchée pour les envies et le stress | Nécessite plusieurs séances | 4 à 6 semaines | 50 à 80 € / séance |
| Hypnose | Travail sur l’inconscient | Résultats variables selon réceptivité | 1 à 3 séances | 60 à 150 € / séance |
| Phytothérapie | Se prend chez soi, au quotidien | Effets progressifs | 2 à 3 mois | 30 à 50 € / mois |
| Aromathérapie | Geste simple au moment de l’envie | Précautions d’emploi nécessaires | 1 à 3 mois | 20 à 40 € / mois |
| Réflexologie | Relaxante, employée contre le stress | Ne touche pas à la dépendance à la nicotine | 2 à 3 mois | 40 à 70 € / séance |
Construire votre plan de sevrage

Dans l’ordre :
-
Évaluez votre niveau de dépendance et vos motivations
-
Choisissez votre méthode principale avec un professionnel de santé ou le 39 89 (les substituts nicotiniques ont fait leurs preuves)
-
Complétez, si vous le souhaitez, avec une médecine douce (acupuncture, hypnose, plantes, aromathérapie)
-
Intégrez des techniques de gestion du stress (réflexologie, méditation)
-
Fixez une date d’arrêt et un calendrier de suivi
Exemple de plan de sevrage sur 3 mois :
Tout au long des trois mois : les substituts nicotiniques prescrits et un suivi (médecin, tabacologue ou 39 89) ; les séances ci-dessous s’y ajoutent.
Mois 1 :
- Semaines 1 et 2 : 2 séances d’acupuncture, plantes si votre médecin ou votre pharmacien est d’accord
- Semaines 3 et 4 : 1 séance d’hypnose, utilisation quotidienne d’huiles essentielles
Mois 2 :
- Semaines 5 et 6 : 1 séance d’acupuncture, 1 séance de réflexologie
- Semaines 7 et 8 : Poursuite phytothérapie et aromathérapie, auto-réflexologie
Mois 3 :
- Semaines 9 et 10 : 1 séance de rappel d’hypnose
- Semaines 11 et 12 : Bilan et ajustement du protocole si nécessaire
Se faire accompagner

Être suivi, par des professionnels comme par l’entourage, aide à garder la motivation et à éviter les rechutes.
Où trouver de l’aide :
- Le suivi par votre médecin ou un tabacologue
- Groupes de soutien pour ex-fumeurs
- Le 39 89, ligne gratuite qui vous met en relation avec un tabacologue
- L’application gratuite d’e-coaching Tabac info service
Les cinq médecines douces peuvent s’associer entre elles dans votre plan de sevrage, à condition de garder le socle : les substituts nicotiniques et un suivi.
Quand consulter ?
- Si vous sentez que vous ne parvenez pas à arrêter seul, faites-vous aider par un professionnel de santé : votre médecin peut vous orienter vers un tabacologue, et le 39 89, ligne gratuite, vous met en relation avec un tabacologue pour un suivi personnalisé (Assurance Maladie).
- Si vous êtes enceinte, parlez-en à votre médecin ou à votre sage-femme : les substituts nicotiniques peuvent être utilisés pendant la grossesse, mais uniquement sous contrôle médical (Assurance Maladie).
- Si vous suivez un traitement, demandez l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien avant toute plante ou huile essentielle.
Réponses aux questions fréquentes
Quelle médecine douce choisir pour arrêter de fumer ?
Aucune ne se détache : l’efficacité de ces méthodes dites alternatives n’a pas été prouvée, contrairement aux substituts nicotiniques. Le choix dépend donc de vos préférences et de ce qui vous fait du bien, en complément d’un accompagnement.
Combien de séances d’acupuncture sont nécessaires pour arrêter de fumer ?
Les praticiens proposent souvent 4 à 6 séances sur 4 à 6 semaines, mais cela varie : certaines personnes disent ressentir un apaisement dès la première, d’autres ont besoin de davantage de séances.
L’hypnose peut-elle aider à arrêter de fumer en une seule séance ?
Certaines personnes disent avoir arrêté de fumer après une seule séance, mais ce n’est pas la règle : le résultat dépend de la réceptivité de chacun et de sa motivation à arrêter. Les hypnothérapeutes proposent en général 1 à 3 séances, parfois suivies de séances de renforcement.
Quelles plantes sont utilisées pendant le sevrage tabagique ?
Les plus employées sont le kudzu, pris traditionnellement contre les envies de cigarette, la rhodiole pour le stress et la valériane pour le sommeil. Le millepertuis, lui, interagit avec de très nombreux médicaments, dont la pilule et les antidépresseurs : nous ne le conseillons pas sans avis médical. Pour toute plante, demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien si vous suivez un traitement.
Comment la réflexologie peut-elle aider à arrêter de fumer ?
La réflexologie masse des zones des pieds et des oreilles que cette tradition relie aux organes. On y a recours pour se détendre et mieux vivre l’anxiété et les nuits agitées du sevrage, ce qui rend l’arrêt plus supportable pour certains.
Quelles huiles essentielles utilise-t-on pour gérer l’envie de fumer ?
Les plus employées sont le poivre noir au moment de l’envie, la menthe poivrée pour sa fraîcheur, le petit grain bigarade et la lavande vraie pour se détendre. La menthe poivrée ne s’emploie jamais avant 18 ans ; les autres, jamais chez un enfant de moins de 12 ans, et pas sans avis médical chez l’adolescent. Jamais pendant la grossesse ni l’allaitement, et pas en cas d’asthme ou d’épilepsie sans avis médical.
Est-il possible de combiner plusieurs médecines douces pour arrêter de fumer ?
Oui, rien ne s’y oppose. On peut par exemple associer l’acupuncture, recherchée pour les envies, aux plantes pour le stress, et l’aromathérapie pour les moments où l’envie arrive. Gardez simplement la base : les substituts nicotiniques et un accompagnement, par exemple au 39 89.
Médecines douces ou substituts nicotiniques : faut-il choisir ?
Non, elles s’ajoutent. Les substituts nicotiniques sont la méthode dont l’efficacité est prouvée, et la grande majorité sont remboursés à 65 % sur prescription. Les médecines douces n’ont pas fait cette preuve, mais la Haute Autorité de santé estime qu’elles ne doivent pas être découragées si vous les trouvez utiles : elles accompagnent le stress et les envies, en complément.
Y a-t-il des contre-indications à l’utilisation de ces médecines douces pour arrêter de fumer ?
Oui. Si vous suivez un traitement, demandez l’avis de votre médecin avant de commencer, y compris pour l’acupuncture. Certaines plantes interagissent avec des médicaments (le millepertuis en tête) ou ne conviennent pas pendant la grossesse. La menthe et l’eucalyptus ne s’utilisent jamais avant 18 ans ; les autres huiles, jamais chez un enfant de moins de 12 ans, et pas sans avis médical chez l’adolescent. Jamais d’huile essentielle pendant la grossesse ni l’allaitement, et pas sans avis médical en cas d’asthme ou d’épilepsie. Dans tous les cas, consultez un professionnel de santé avant de commencer un traitement.
Comment choisir la méthode de médecine douce la plus adaptée à mon cas pour arrêter de fumer ?
Partez de vos préférences, de votre passé de fumeur et de ce qui vous gêne le plus dans le sevrage, sans oublier votre emploi du temps et votre budget. Parlez-en à votre médecin, ou appelez le 39 89 pour faire le point avec un tabacologue. Vous pouvez essayer plusieurs méthodes ou les combiner, et garder celle qui vous convient et en laquelle vous avez confiance.
Virginie Verglas
Journaliste et autrice, Virginie a fondé Grands-Mères.net en 2012. Son nouveau livre, « Ma Bible des remèdes naturels », vient de paraître.