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Miel et cicatrisation : ce qu'étudient les hôpitaux

Miel et cicatrisation : ce qu’étudient les hôpitaux

Virginie Verglas Mis à jour le 02/10/2026 2 min

Lancée à l’été 2015 en Allemagne, une étude cherchait à mettre en avant les vertus cicatrisantes du miel, longtemps oubliées depuis la généralisation des antibiotiques. Certains hôpitaux, notamment au Royaume-Uni, en Allemagne et en Australie, l’employaient déjà sur des plaies difficiles, sous forme de pansements au miel de qualité médicale, stérilisé.

Les études scientifiques se sont longtemps désintéressées du miel.

Ses usages sur la peau sont pourtant connus depuis des millénaires.

• Le cataplasme de miel est un geste ancien. À l’hôpital, c’est un pansement au miel stérile qui se pose, sous surveillance médicale, y compris sur des blessures infectées par des bactéries résistantes aux antibiotiques. • Une autre étude, menée en Australie, s’est intéressée à son action sur un germe multirésistant, le staphylocoque doré résistant à la méticilline (SARM, ou MRSA en anglais).

En juillet 2015, des médecins venus de quatre centres hospitaliers universitaires allemands se sont penchés sur les bienfaits du miel sur la cicatrisation des plaies dans le cadre d’une étude à grande échelle. Une pratique d’ores et déjà utilisée dans les hôpitaux allemands, dont celui de Bonn.

À terme, cette étude (réalisée en partenariat avec les centres hospitaliers de Düsseldorf, Hambourg et Berlin) devait évaluer son effet sur une centaine d’infections diverses, pour ensuite le comparer à celui des autres traitements.

Et le miel de la cuisine ?

Le miel du placard n’est pas celui des hôpitaux : il n’est pas stérile. Il ne se pose donc ni sur une plaie profonde ou infectée, ni sur une brûlure récente, qui n’accepte que l’eau. Une plaie se lave d’abord à l’eau claire et au savon ; nos grands-mères gardaient le miel pour une peau déjà refermée qui tiraille encore.

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Quand consulter ?

Consultez votre médecin sans tarder si, après les premiers soins, la plaie rougit et gonfle, devient douloureuse, suinte un liquide jaunâtre ou verdâtre, ou si la fièvre dépasse 38,5 °C ; de même si elle n’a pas cicatrisé au bout de deux semaines, si vous êtes diabétique ou immunodéprimé, ou si votre vaccin contre le tétanos n’est pas à jour. Une plaie ouverte, profonde ou étendue, une plaie du visage, du cou, du thorax ou du ventre, ou un saignement par saccades se montrent en urgence (ameli.fr, Comment bien soigner une plaie ?).

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Portrait de Virginie Verglas

Virginie Verglas

Journaliste et autrice, Virginie a fondé Grands-Mères.net en 2012. Son nouveau livre, « Ma Bible des remèdes naturels », vient de paraître.

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