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Menu de Noël traditionnel : le repas de nos grands-mères

Menu de Noël traditionnel : le repas de nos grands-mères

Virginie Verglas Publié le 06/11/2026 13 min

Le repas de Noël de nos grands-mères tenait en quelques plats faits à la maison, préparés pendant les jours qui précédaient : des bouchées chaudes à l’apéritif, une entrée de la mer, une belle pièce rôtie, un gratin, puis la bûche et les petits gâteaux sortis de leurs boîtes en fer. Le soir du réveillon, il ne restait plus qu’à enfourner et à servir. Nous avons rangé nos recettes de fêtes service par service, puis le rétroplanning qui les répartit sur deux semaines, un menu pour huit qui ne coûte pas cher et ce qu’il faut prévoir dans la maison.

Le menu de Noël, service par service

L’apéritif et les entrées

Les plats

Les accompagnements

Les desserts et les douceurs

  • La bûche de Noël au chocolat, un biscuit roulé chaud dans un torchon et une mousse au chocolat : notre bûche de Noël à faire la veille sert huit personnes.
  • Les truffes au chocolat, roulées dans le cacao : nos truffes de grand-mère ne demandent que trois ingrédients et quatre heures de repos.
  • Les sablés de Noël à la cannelle, découpés à l’emporte-pièce avec les enfants : notre recette des petits sablés en donne une quarantaine.
  • Les bonshommes au gingembre, décorés d’un trait de glaçage : nos biscuits de Noël en pain d’épice se gardent trois jours en boîte.
  • Le pain d’épices au miel, qui demande 24 heures de repos avant d’être coupé : notre pain d’épices de grand-mère gagne en moelleux les premiers jours.
  • Les mendiants, ces disques de chocolat garnis de fruits secs : nos mendiants provençaux se font plusieurs semaines à l’avance.
  • Les monts-blancs, meringue, crème de marrons et chantilly : notre recette des monts-blancs demande une matinée, surtout pour sécher les meringues.

Les boissons

Pour une tablée où l’on ne mange pas de viande, le velouté de butternut tient lieu d’entrée, et nos lasagnes aux champignons font un plat de fête pour six.

Le rétroplanning du repas, de J-15 au jour J

Le calendrier ci-dessous part d’un réveillon le soir du 24 décembre. Pour un déjeuner le 25, décalez tout d’une journée.

J-15, vers le 9 décembre

  • Arrêtez le menu et le nombre de convives, puis passez commande chez le boucher et le poissonnier : avant les fêtes, ils prennent les réservations tôt.
  • Remplissez le congélateur : les gougères crues, posées sur une plaque puis mises en sachet ; les mini quiches cuites, qui se gardent deux mois ; les châtaignes crues, déjà entaillées ; les bonshommes au gingembre, sans glaçage ; le velouté, sans la crème, si vous voulez le faire d’avance.
  • Faites les mendiants, qui attendent plusieurs semaines dans une boîte hermétique, à température ambiante.
  • Si vous trouvez du saumon fumé en promotion, il se congèle le jour de l’achat, à condition que l’emballage ne porte ni « décongelé » ni « ne pas recongeler ». Il se garde alors deux mois.

J-7, vers le 17 décembre

  • Faites les courses d’épicerie : farine, sucre, chocolat pâtissier, cacao, épices, miel, fruits secs, vin et jus de raisin pour le vin chaud.
  • Achetez la courge butternut, qui se garde entière plusieurs semaines dans un endroit frais et sec.
  • Sortez la nappe et les serviettes, vérifiez les taches de l’an passé et lavez ce qui doit l’être. Comptez les assiettes, les verres et les couverts.
  • Si la bûche se fait d’avance, c’est maintenant : elle se congèle sans le sucre glace ni les décors, et ne reste pas plus d’un mois au congélateur.

J-2, le 22 décembre

  • Achetez le saumon fumé, quelques jours avant le réveillon plutôt que trois semaines à l’avance, puis les produits frais : beurre, crème, œufs, lait, fromage frais, gruyère.
  • Faites les sablés, qui se gardent trois jours dans une boîte bien fermée, et le pain d’épices, à préparer deux à trois jours avant. Les bonshommes se font aussi ce jour-là, à moins qu’ils n’attendent au congélateur : sortez-les alors et glacez-les une fois décongelés.
  • Retirez la viande et le poisson commandés, et rangez-les au plus froid du réfrigérateur.

La veille, le 23 décembre

  • Montez la bûche, ou sortez-la du congélateur pour qu’elle décongèle une nuit au réfrigérateur.
  • Faites les truffes au chocolat, qui ont besoin de quatre heures de repos et se gardent 48 heures au frais.
  • Préparez les rillettes de saumon, et le velouté jusqu’au mixage, sans la crème, s’il n’attend pas au congélateur.
  • Cuisez le gratin dauphinois, ou les mini quiches si elles ne sont pas au congélateur : tous deux se gardent 48 heures au réfrigérateur.
  • Mettez les poulets à mariner, et les noix de Saint-Jacques surgelées à décongeler dans une passoire posée sur un bol, au réfrigérateur.
  • Le saumon fumé congelé passe le soir au réfrigérateur, dans son paquet fermé posé sur une assiette, pour le lendemain midi. Une fois décongelé, il se mange dans les 24 heures.
  • Dressez la table le soir, pour avoir le salon libre le lendemain.

Le jour même, le 24 décembre

  • Le matin, garnissez les coquilles Saint-Jacques et gardez-les couvertes au froid.
  • Une heure avant d’enfourner, sortez le rôti du réfrigérateur.
  • Au four, le rôti ou les poulets, puis leur repos hors du four (10 minutes pour les poulets, 10 à 15 minutes pour le rôti sous une feuille d’aluminium). Le gratin se réchauffe 20 minutes à 160 °C, couvert d’un papier cuisson. Les gougères cuisent 25 minutes à 180 °C, 5 de plus si elles sortent du congélateur, et les mini quiches se réchauffent 8 minutes à 180 °C, 12 à 15 minutes si elles sont congelées. Les châtaignes crues du congélateur cuisent sans décongélation, 30 à 35 minutes à 210 °C, puis passent 5 minutes dans un torchon humide avant d’être épluchées.
  • Au dernier moment, ouvrez les huîtres, enfournez les coquilles (2 minutes de plus puisqu’elles entrent froides), dorez les châtaignes du velouté et chauffez le vin chaud, sans gros bouillons.
  • Un quart d’heure avant le dessert, sortez la bûche et les truffes du réfrigérateur.
  • Après le repas, remettez les restes au froid dans les deux heures.

La fiche à garder

Fiche « Rétroplanning du repas de Noël ». J-15 : arrêter le menu, commander chez le boucher et le poissonnier, congeler gougères crues, mini quiches cuites, châtaignes entaillées, bonshommes sans glaçage et velouté sans crème, saumon fumé en promotion, faire les mendiants. J-7 : courses d'épicerie, courge butternut, nappe et vaisselle, bûche à congeler si on s'avance. J-2 : saumon fumé et produits frais, sablés et pain d'épices, bonshommes faits ce jour-là ou sortis du congélateur et glacés, retrait de la viande et du poisson. La veille : bûche montée ou décongelée au réfrigérateur, truffes, rillettes de saumon, velouté sans crème, gratin dauphinois, poulets à mariner, Saint-Jacques et saumon congelé à décongeler au réfrigérateur, table dressée. Le jour même : coquilles garnies le matin, rôti sorti une heure avant, cuissons et repos de la viande, gougères, mini quiches et châtaignes au four, huîtres ouvertes au dernier moment, bûche et truffes sorties un quart d'heure avant le dessert, restes au frais dans les deux heures.

Le rétroplanning tient sur une fiche : enregistrez-la ou imprimez-la pour l’accrocher dans la cuisine dès le début de décembre.

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Un menu de Noël facile et pas cher pour 8

Ce menu ne demande que nos recettes de la maison, et chaque plat peut se préparer en partie avant le 24.

  • À l’apéritif, les gougères au gruyère : une trentaine de bouchées avec de l’eau, du beurre, de la farine, quatre œufs et du fromage râpé.
  • En entrée, le velouté de butternut aux châtaignes : la recette sert six personnes en entrée, augmentez les quantités d’un tiers pour huit.
  • En plat, deux poulets rôtis au citron : un poulet fermier d’environ 1,5 kg sert quatre à six personnes, et deux laissent des restes pour le lendemain.
  • En accompagnement, le gratin dauphinois : comptez 1,6 kg de pommes de terre pour huit, le lait et la crème dans la même proportion, et cuisez-le la veille.
  • En dessert, la bûche de Noël au chocolat, dont la recette est déjà prévue pour huit.

Il coûte moins cher parce que ses légumes sont ceux de l’hiver (courge, châtaignes, pommes de terre), qu’une volaille entière revient moins cher que les pièces nobles du réveillon, et que la bûche comme les gougères se font avec des produits de placard : farine, œufs, beurre, sucre, chocolat. Il se passe aussi de foie gras, de homard et de caviar.

Préparer la maison pour Noël

Les restes du réveillon

Les plats cuisinés se gardent 48 heures au réfrigérateur, mis au frais dans les deux heures qui suivent le repas : nos règles pour éviter une intoxication alimentaire rappellent les autres repères du réfrigérateur. Le saumon fumé entamé se mange dans les 48 heures lui aussi, et dans les 24 heures s’il a été congelé. Il fait de très bonnes pâtes au saumon fumé à la crème le lendemain, prêtes en 20 minutes. Ce qui ne sera pas mangé à temps peut aller au congélateur, en suivant nos conseils pour bien congeler ses aliments.

Questions fréquentes

Quel est le menu de Noël traditionnel en France ?

Le repas de Noël traditionnel commence par des huîtres, du saumon fumé ou du foie gras, se poursuit avec une volaille rôtie (dinde, chapon) ou une pièce de bœuf, accompagnée de marrons ou de pommes de terre, et se termine par la bûche. Les petits gâteaux, les truffes et les mendiants passent avec le café.

Que peut-on préparer la veille du repas de Noël ?

La bûche, les truffes au chocolat, les rillettes de saumon, le velouté sans sa crème, le gratin dauphinois et les mini quiches. La marinade des poulets et la décongélation des noix de Saint-Jacques se font aussi la veille, au réfrigérateur.

Combien de saumon fumé prévoir pour 8 personnes ?

En entrée, comptez 50 à 70 g par personne, soit 400 à 560 g pour huit. À l’apéritif, avec d’autres bouchées sur la table, 30 à 40 g par personne suffisent.

Combien de temps se gardent les restes du repas de Noël ?

48 heures au réfrigérateur pour tout ce qui est cuisiné, à condition de les avoir mis au frais dans les deux heures. Au-delà, ce qui n’est pas mangé part au congélateur ou à la poubelle.

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Portrait de Virginie Verglas

Virginie Verglas

Journaliste et autrice, Virginie a fondé Grands-Mères.net en 2012. Son nouveau livre, « Ma Bible des remèdes naturels », vient de paraître.

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