Menu de Noël traditionnel : le repas de nos grands-mères
Le repas de Noël de nos grands-mères tenait en quelques plats faits à la maison, préparés pendant les jours qui précédaient : des bouchées chaudes à l’apéritif, une entrée de la mer, une belle pièce rôtie, un gratin, puis la bûche et les petits gâteaux sortis de leurs boîtes en fer. Le soir du réveillon, il ne restait plus qu’à enfourner et à servir. Nous avons rangé nos recettes de fêtes service par service, puis le rétroplanning qui les répartit sur deux semaines, un menu pour huit qui ne coûte pas cher et ce qu’il faut prévoir dans la maison.
Le menu de Noël, service par service
L’apéritif et les entrées
- Les gougères au fromage, une pâte à choux au gruyère qui gonfle en 25 minutes : notre recette des gougères bourguignonnes en donne une trentaine, et elles se congèlent crues.
- Les mini quiches, garnies de courgette, de poivron et de tomates cerises : nos mini quiches provençales pour l’apéritif se préparent dès le début de décembre et attendent au congélateur.
- Le cake salé aux olives et au jambon, coupé en cubes : notre cake de l’apéritif pour huit se congèle aussi, coupé en tranches.
- Les rillettes de saumon, à tartiner sur du pain grillé : nos rillettes au saumon frais et fumé se font en vingt minutes de travail et gagnent à attendre une nuit.
- Le saumon fumé, servi simplement avec du pain et du citron : avant de l’acheter, lisez comment bien choisir son saumon fumé, avec la quantité à prévoir par convive.
- Les harengs fumés marinés à l’huile, servis sur des pommes de terre tièdes : notre recette des harengs marinés de grand-mère se prépare la veille, et les filets marinent une nuit au réfrigérateur.
- Les huîtres, nature avec une échalote au vinaigre : le geste pour ouvrir les huîtres sans se blesser ne demande qu’un torchon et un couteau à huîtres. Pour ceux qui les préfèrent chaudes, nos huîtres gratinées aux poireaux et au parmesan passent 4 minutes sous le gril.
- Les coquilles Saint-Jacques, gratinées à la chapelure et au beurre salé : nos coquilles à la bretonne se garnissent quelques heures avant et s’enfournent au dernier moment.
- La salade avocat crevette, servie en verrines : notre salade à la sauce cocktail se monte en un quart d’heure.
- Le velouté de butternut aux châtaignes, servi en petits bols : notre velouté aux châtaignes grillées se prépare la veille, jusqu’au mixage.
Les plats
- Le rôti de bœuf, saisi au four très chaud puis laissé au repos : notre rôti de bœuf et son temps de cuisson selon le poids compte un rôti de 1,5 kg pour six.
- Le poulet rôti au citron, arrosé toutes les 20 minutes : notre poulet fermier rôti au citron se marine la veille et cuit 1 h 30.
- Les médaillons de veau, nappés d’une sauce à la crème : nos médaillons de veau aux champignons se font à la poêle en 40 minutes, sans occuper le four.
- La blanquette de pétoncles, pour un plat de la mer : notre blanquette de pétoncles au vin blanc se lie à la crème et au jaune d’œuf.
Les accompagnements
- Le gratin dauphinois, sans fromage, avec sa croûte dorée à la crème : notre gratin dauphinois traditionnel cuit une heure à four doux et se réchauffe très bien.
- Les pommes de terre rôties, en quartiers à l’ail et au thym : nos pommes de terre au four croustillantes dorent en 45 minutes.
- Les châtaignes, rôties ou poêlées à côté de la viande : notre page pour cuire des châtaignes au four ou à la poêle explique aussi le passage dans un torchon humide, qui fait partir la peau d’un coup.
Les desserts et les douceurs
- La bûche de Noël au chocolat, un biscuit roulé chaud dans un torchon et une mousse au chocolat : notre bûche de Noël à faire la veille sert huit personnes.
- Les truffes au chocolat, roulées dans le cacao : nos truffes de grand-mère ne demandent que trois ingrédients et quatre heures de repos.
- Les sablés de Noël à la cannelle, découpés à l’emporte-pièce avec les enfants : notre recette des petits sablés en donne une quarantaine.
- Les bonshommes au gingembre, décorés d’un trait de glaçage : nos biscuits de Noël en pain d’épice se gardent trois jours en boîte.
- Le pain d’épices au miel, qui demande 24 heures de repos avant d’être coupé : notre pain d’épices de grand-mère gagne en moelleux les premiers jours.
- Les mendiants, ces disques de chocolat garnis de fruits secs : nos mendiants provençaux se font plusieurs semaines à l’avance.
- Les monts-blancs, meringue, crème de marrons et chantilly : notre recette des monts-blancs demande une matinée, surtout pour sécher les meringues.
Les boissons
- Le vin chaud, à l’orange et à la cannelle : notre vin chaud maison a aussi sa version sans alcool, au pur jus de raisin, pour les enfants et ceux qui prennent le volant.
- Le lait de poule, au lait chaud et au jaune d’œuf : notre lait de poule de grand-mère, servi aux adultes, se fait avec ou sans rhum.
- Le vin servi bien frais, sans glaçon qui l’allonge : la méthode pour rafraîchir un verre de vin avec des raisins congelés amuse toujours la table.
Pour une tablée où l’on ne mange pas de viande, le velouté de butternut tient lieu d’entrée, et nos lasagnes aux champignons font un plat de fête pour six.
Le rétroplanning du repas, de J-15 au jour J
Le calendrier ci-dessous part d’un réveillon le soir du 24 décembre. Pour un déjeuner le 25, décalez tout d’une journée.
J-15, vers le 9 décembre
- Arrêtez le menu et le nombre de convives, puis passez commande chez le boucher et le poissonnier : avant les fêtes, ils prennent les réservations tôt.
- Remplissez le congélateur : les gougères crues, posées sur une plaque puis mises en sachet ; les mini quiches cuites, qui se gardent deux mois ; les châtaignes crues, déjà entaillées ; les bonshommes au gingembre, sans glaçage ; le velouté, sans la crème, si vous voulez le faire d’avance.
- Faites les mendiants, qui attendent plusieurs semaines dans une boîte hermétique, à température ambiante.
- Si vous trouvez du saumon fumé en promotion, il se congèle le jour de l’achat, à condition que l’emballage ne porte ni « décongelé » ni « ne pas recongeler ». Il se garde alors deux mois.
J-7, vers le 17 décembre
- Faites les courses d’épicerie : farine, sucre, chocolat pâtissier, cacao, épices, miel, fruits secs, vin et jus de raisin pour le vin chaud.
- Achetez la courge butternut, qui se garde entière plusieurs semaines dans un endroit frais et sec.
- Sortez la nappe et les serviettes, vérifiez les taches de l’an passé et lavez ce qui doit l’être. Comptez les assiettes, les verres et les couverts.
- Si la bûche se fait d’avance, c’est maintenant : elle se congèle sans le sucre glace ni les décors, et ne reste pas plus d’un mois au congélateur.
J-2, le 22 décembre
- Achetez le saumon fumé, quelques jours avant le réveillon plutôt que trois semaines à l’avance, puis les produits frais : beurre, crème, œufs, lait, fromage frais, gruyère.
- Faites les sablés, qui se gardent trois jours dans une boîte bien fermée, et le pain d’épices, à préparer deux à trois jours avant. Les bonshommes se font aussi ce jour-là, à moins qu’ils n’attendent au congélateur : sortez-les alors et glacez-les une fois décongelés.
- Retirez la viande et le poisson commandés, et rangez-les au plus froid du réfrigérateur.
La veille, le 23 décembre
- Montez la bûche, ou sortez-la du congélateur pour qu’elle décongèle une nuit au réfrigérateur.
- Faites les truffes au chocolat, qui ont besoin de quatre heures de repos et se gardent 48 heures au frais.
- Préparez les rillettes de saumon, et le velouté jusqu’au mixage, sans la crème, s’il n’attend pas au congélateur.
- Cuisez le gratin dauphinois, ou les mini quiches si elles ne sont pas au congélateur : tous deux se gardent 48 heures au réfrigérateur.
- Mettez les poulets à mariner, et les noix de Saint-Jacques surgelées à décongeler dans une passoire posée sur un bol, au réfrigérateur.
- Le saumon fumé congelé passe le soir au réfrigérateur, dans son paquet fermé posé sur une assiette, pour le lendemain midi. Une fois décongelé, il se mange dans les 24 heures.
- Dressez la table le soir, pour avoir le salon libre le lendemain.
Le jour même, le 24 décembre
- Le matin, garnissez les coquilles Saint-Jacques et gardez-les couvertes au froid.
- Une heure avant d’enfourner, sortez le rôti du réfrigérateur.
- Au four, le rôti ou les poulets, puis leur repos hors du four (10 minutes pour les poulets, 10 à 15 minutes pour le rôti sous une feuille d’aluminium). Le gratin se réchauffe 20 minutes à 160 °C, couvert d’un papier cuisson. Les gougères cuisent 25 minutes à 180 °C, 5 de plus si elles sortent du congélateur, et les mini quiches se réchauffent 8 minutes à 180 °C, 12 à 15 minutes si elles sont congelées. Les châtaignes crues du congélateur cuisent sans décongélation, 30 à 35 minutes à 210 °C, puis passent 5 minutes dans un torchon humide avant d’être épluchées.
- Au dernier moment, ouvrez les huîtres, enfournez les coquilles (2 minutes de plus puisqu’elles entrent froides), dorez les châtaignes du velouté et chauffez le vin chaud, sans gros bouillons.
- Un quart d’heure avant le dessert, sortez la bûche et les truffes du réfrigérateur.
- Après le repas, remettez les restes au froid dans les deux heures.
La fiche à garder

Le rétroplanning tient sur une fiche : enregistrez-la ou imprimez-la pour l’accrocher dans la cuisine dès le début de décembre.
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Ce menu ne demande que nos recettes de la maison, et chaque plat peut se préparer en partie avant le 24.
- À l’apéritif, les gougères au gruyère : une trentaine de bouchées avec de l’eau, du beurre, de la farine, quatre œufs et du fromage râpé.
- En entrée, le velouté de butternut aux châtaignes : la recette sert six personnes en entrée, augmentez les quantités d’un tiers pour huit.
- En plat, deux poulets rôtis au citron : un poulet fermier d’environ 1,5 kg sert quatre à six personnes, et deux laissent des restes pour le lendemain.
- En accompagnement, le gratin dauphinois : comptez 1,6 kg de pommes de terre pour huit, le lait et la crème dans la même proportion, et cuisez-le la veille.
- En dessert, la bûche de Noël au chocolat, dont la recette est déjà prévue pour huit.
Il coûte moins cher parce que ses légumes sont ceux de l’hiver (courge, châtaignes, pommes de terre), qu’une volaille entière revient moins cher que les pièces nobles du réveillon, et que la bûche comme les gougères se font avec des produits de placard : farine, œufs, beurre, sucre, chocolat. Il se passe aussi de foie gras, de homard et de caviar.
Préparer la maison pour Noël
- Le cactus de Noël fleurit pour les fêtes si on lui a donné des nuits longues et fraîches à l’automne : nos gestes pour faire fleurir le cactus de Noël disent aussi comment le bouturer.
- Les fenêtres se décorent au blanc de Meudon, qui s’enlève facilement et nettoie la vitre au passage : c’est notre décoration de Noël à fabriquer pour les carreaux.
- Une bougie a coulé sur la nappe : laissez durcir la cire, grattez, puis repassez sous un papier absorbant, comme nous l’expliquons pour enlever de la cire de bougie sur un tissu.
- Un verre de vin rouge renversé se rattrape à l’eau gazeuse puis au vinaigre blanc et au savon de Marseille : voyez notre astuce pour enlever une tache de vin, et les autres méthodes pour enlever les taches sur une nappe.
- Pendant que la bûche refroidit, racontez aux enfants l’histoire du Père Noël, de saint Nicolas aux dessins de Thomas Nast.
Les restes du réveillon
Les plats cuisinés se gardent 48 heures au réfrigérateur, mis au frais dans les deux heures qui suivent le repas : nos règles pour éviter une intoxication alimentaire rappellent les autres repères du réfrigérateur. Le saumon fumé entamé se mange dans les 48 heures lui aussi, et dans les 24 heures s’il a été congelé. Il fait de très bonnes pâtes au saumon fumé à la crème le lendemain, prêtes en 20 minutes. Ce qui ne sera pas mangé à temps peut aller au congélateur, en suivant nos conseils pour bien congeler ses aliments.
Questions fréquentes
Quel est le menu de Noël traditionnel en France ?
Le repas de Noël traditionnel commence par des huîtres, du saumon fumé ou du foie gras, se poursuit avec une volaille rôtie (dinde, chapon) ou une pièce de bœuf, accompagnée de marrons ou de pommes de terre, et se termine par la bûche. Les petits gâteaux, les truffes et les mendiants passent avec le café.
Que peut-on préparer la veille du repas de Noël ?
La bûche, les truffes au chocolat, les rillettes de saumon, le velouté sans sa crème, le gratin dauphinois et les mini quiches. La marinade des poulets et la décongélation des noix de Saint-Jacques se font aussi la veille, au réfrigérateur.
Combien de saumon fumé prévoir pour 8 personnes ?
En entrée, comptez 50 à 70 g par personne, soit 400 à 560 g pour huit. À l’apéritif, avec d’autres bouchées sur la table, 30 à 40 g par personne suffisent.
Combien de temps se gardent les restes du repas de Noël ?
48 heures au réfrigérateur pour tout ce qui est cuisiné, à condition de les avoir mis au frais dans les deux heures. Au-delà, ce qui n’est pas mangé part au congélateur ou à la poubelle.
Virginie Verglas
Journaliste et autrice, Virginie a fondé Grands-Mères.net en 2012. Son nouveau livre, « Ma Bible des remèdes naturels », vient de paraître.