Au Sommaire
Que faire des coccinelles asiatiques dans la maison ?

Que faire des coccinelles asiatiques dans la maison ?

Virginie Verglas Publié le 29/10/2026 7 min

Dès les premières nuits froides d’octobre, les coccinelles asiatiques cherchent un abri pour l’hiver, et l’angle d’une fenêtre leur convient très bien. Elles ne piquent pas et ne pondent pas dans la maison. Elles gênent par leur nombre, et par le liquide jaune et odorant qu’elles rejettent quand on les écrase. Un bocal suffit pour quelques-unes ; quand elles sont des dizaines, on passe l’aspirateur coiffé d’un vieux bas. On les relâche ensuite dehors, loin de la maison, et on rebouche les fentes avant l’automne suivant.

Pourquoi elles se massent aux fenêtres en octobre

Originaire d’Asie, cette coccinelle a été vendue en Europe contre les pucerons des serres et des jardins, puis s’est installée dans la nature au début des années 2000. Elle passe l’hiver à l’état adulte, en groupe, dans un endroit protégé.

Elles volent vers les maisons par les après-midi ensoleillés qui suivent un coup de froid. Les murs tournés vers le sud-ouest, éclairés par le soleil de l’après-midi, les attirent le plus, tout comme les contrastes clair-foncé : un encadrement de fenêtre blanc sur une façade sombre, des volets foncés sur un mur clair. Une fois posées, elles se glissent dans la moindre fente, et une partie finit à l’intérieur.

Les premières arrivées laissent derrière elles des traces chimiques que les suivantes repèrent, d’où ces grappes serrées toujours dans le même angle.

Asiatique ou indigène : comment la reconnaître

La coccinelle asiatique est grande, de 5 à 8 mm, et sa couleur varie d’un individu à l’autre, de l’orange pâle au noir, avec de 0 à 19 points. On ne peut donc pas se fier au nombre de points.

Regardez plutôt la petite plaque entre la tête et les ailes. Chez la coccinelle asiatique, elle est blanchâtre avec un dessin noir en forme de « M » (ou de « W » selon le sens), qui s’élargit parfois jusqu’à couvrir presque toute la plaque. Ses pattes sont presque toujours brunes, et elle porte souvent un léger bourrelet en travers du bout des ailes.

Nos coccinelles indigènes, les « bêtes à bon Dieu » des jardins, passent presque toutes l’hiver dehors. Seule la coccinelle à deux points hiverne aussi dans les maisons : elle est plus petite (moins de 5 mm) et ses pattes sont noires. La coccinelle à sept points, aussi grande que l’asiatique, passe l’hiver dehors. Une grappe de plusieurs dizaines dans un encadrement de fenêtre est donc presque toujours asiatique.

Sortir celles qui sont entrées, sans les écraser

Inquiétée, la coccinelle asiatique rejette par les articulations de ses pattes un liquide jaune orangé et âcre. Le balai les bouscule et tache plus que l’aspirateur.

Pour quelques coccinelles, il vous faut un bocal ou un verre et une carte postale.

  1. Posez le bocal retourné sur la coccinelle, contre la vitre.
  2. Glissez la carte entre le bocal et la vitre jusqu’à fermer l’ouverture.
  3. Retournez le tout en gardant la carte plaquée.

Quand elles sont des dizaines, il vous faut l’aspirateur, un bas ou un mi-bas en nylon et un élastique.

  1. Enfoncez le pied du bas dans le tube de l’aspirateur pour former une poche, et rabattez l’ouverture sur l’extérieur du tube.
  2. Maintenez-la avec l’élastique.
  3. Aspirez à faible puissance : les coccinelles restent dans le bas, sans atteindre le sac.
  4. Éteignez, retirez le bas en tenant l’ouverture fermée, et nouez-le le temps de l’emporter dehors.

L’air rejeté par l’aspirateur peut répandre un peu de leur odeur : aérez la pièce après coup. Un embout plat atteint aussi celles qui se cachent dans les rainures des menuiseries, un accessoire à vérifier quand on choisit son aspirateur.

Les relâcher dehors, dans un abri pour l’hiver

Une fois dans le bocal ou dans le bas, les coccinelles se relâchent dehors, loin de la maison. Dans la nature, elles passent l’hiver en groupe dans les fissures des rochers et des vieux murs, et parfois sous les feuilles mortes. Un muret de pierres, un tas de pierres ou de bûches, le pied d’une haie couvert de feuilles ou un abri de jardin non chauffé leur conviennent très bien. Posez le bocal ouvert ou le bas dénoué au ras de l’abri, et laissez-les sortir d’elles-mêmes.

Au frais, elles supportent mieux l’hiver que dans une maison chauffée, où la chaleur les réveille trop tôt, à une saison où elles ne trouvent rien à manger.

NouveauCouverture : Ma Bible des remèdes naturelsMa Bible des remèdes naturels+ de 1 000 remèdes, recettes & conseils pour 60 maux du quotidienDisponible sur Amazon

Fermer les passages avant la fin de l’été

Une fente de 3 mm suffit à les laisser passer. Le tour de la maison se fait à la fin de l’été, avant les vols d’octobre.

  • Les fentes autour des fenêtres, des portes, des coffres de volets roulants et des passages de tuyaux se rebouchent au mastic silicone. Ce sont aussi les chemins des punaises diaboliques et des fourmis.
  • Le bas des portes se ferme avec un bas de porte à brosse ou un boudin de porte.
  • Les moustiquaires abîmées se réparent ou se changent, bien ajustées au cadre. Sur une porte-fenêtre qu’on ouvre souvent, une moustiquaire magnétique se pose sans percer.
  • Les jours où elles se posent en nombre sur la façade, gardez les fenêtres fermées l’après-midi.

On ne bouche jamais une grille d’aération ni une entrée d’air : on rebouche la fente autour, jamais la grille.

Les taches jaunes sur les murs et les tissus

Le liquide des coccinelles marque surtout les peintures claires, les rideaux et les tissus d’ameublement, et il s’accroche en séchant : intervenez tout de suite.

Sur un tissu lavable, tamponnez d’abord avec un papier absorbant, sans frotter, pour ne pas étaler la tache. Rincez à l’eau froide par l’envers, puis frottez doucement au savon de Marseille humide et rincez de nouveau. Sur une tache tenace, il faut parfois s’y reprendre. Vérifiez qu’elle est partie avant de passer le linge en machine ou de le faire sécher : la chaleur fixe ce qui reste.

Sur un mur peint, passez une éponge à peine humide trempée dans de l’eau tiède additionnée d’une goutte de liquide vaisselle, en tamponnant, puis séchez avec un chiffon propre. Faites d’abord un essai dans un coin caché : une peinture mate supporte mal le frottement. Sur une auréole ancienne, une retouche de peinture vaut mieux qu’un frottage.

Les gestes qui n’aident pas

  • Les écraser, sur la vitre ou contre le mur : c’est ainsi que naissent les taches jaunes et l’odeur.
  • Pulvériser un insecticide dans la maison : nous n’en conseillons aucun. Il n’empêche pas les suivantes d’entrer, et des coccinelles mortes en masse dans un faux plafond ou une cloison attirent des anthrènes, de petits coléoptères qui s’attaquent ensuite à la laine et aux tapis.
  • Les aspirer sans le bas : le sac garde leur odeur, et certaines en ressortent.

FAQ

La coccinelle asiatique pique-t-elle ?

Elle ne pique pas, mais elle peut pincer. Faite pour mâcher des pucerons, sa bouche pince parfois la peau quand elle s’y pose, surtout les jours de grands vols d’octobre. On sent comme une pointe d’épingle, rarement plus.

Les coccinelles font-elles un nid dans la maison ?

Non. Elles ne se reproduisent pas à l’intérieur : les œufs se pondent au printemps, dehors, sur les feuilles où vivent les pucerons. Les grappes qu’on découvre dans un angle de fenêtre ou de grenier sont des adultes qui hivernent ensemble.

Pourquoi en revoit-on à la fin de l’hiver ?

Ce sont les mêmes que celles de l’automne. Aux premières journées douces, celles qui hivernaient dans les murs, les combles ou derrière les plinthes se réveillent et cherchent à ressortir ; attirées par la lumière, certaines réapparaissent autour des fenêtres et des lampes.

Sont-elles dangereuses pour la santé ?

Elles ne transmettent pas de maladie. En grand nombre, elles peuvent gêner les personnes allergiques ou asthmatiques. Lavez-vous les mains après les avoir manipulées et ne vous frottez pas les yeux. Une personne allergique laisse quelqu’un d’autre passer l’aspirateur.

Ajouter Grands-Mères.net à mes sources préférées Un réglage rapide sur Google pour retrouver nos astuces plus souvent dans vos résultats.
Envoyer à un ami
Portrait de Virginie Verglas

Virginie Verglas

Journaliste et autrice, Virginie a fondé Grands-Mères.net en 2012. Son nouveau livre, « Ma Bible des remèdes naturels », vient de paraître.

Découvrir son livre Nouveau

À découvrir ensuite