Pourquoi dit-on un « coup de pompe » ?
Un « coup de pompe » est une brusque baisse d’énergie. Celui qui le subit ressent une fatigue soudaine et profonde.
Cette expression est née au début du 20e siècle. La première trace écrite en a été relevée en 1922, dans le milieu cycliste. Selon l’hypothèse la plus souvent avancée, elle viendrait toutefois de l’aviation : les pilotes appelaient « pompes » les courants d’air d’altitude qui peuvent faire monter ou descendre brusquement un avion en vol.
Pour un pilote, subir un « coup de pompe » signifie le plus souvent chuter soudainement, être tiré vers le bas comme si l’avion perdait toute énergie.
Il faut également souligner que les passagers peuvent sortir épuisés d’un tel vol, ce qui peut avoir contribué à donner son sens à l’expression. L’expression s’est surtout imposée dans le milieu du cyclisme pour souligner la fatigue passagère de certains coureurs, sans que la pompe située sur leur vélo n’y soit pour quoi que ce soit !
Cette expression fait partie de nos expressions qui parlent du corps. Dans la même famille : « courir comme un dératé » et « dents du bonheur ».