Pleurer comme une Madeleine : d'où vient l'expression ?

Pleurer comme une Madeleine : d’où vient l’expression ?

Virginie Verglas Mis à jour le 27/07/2026 1 min

Celui qui « pleure comme une madeleine », pleure abondamment sans pouvoir s’arrêter. Les dictionnaires relèvent la locution au XIXème siècle, en 1834, sous la plume d’Honoré de Balzac dans La Duchesse de Langeais, qui appartient à La Comédie humaine.

« Madeleine » n’est pas ici une référence au délicieux petit gâteau traditionnel lorrain mais à la personne de Marie-Madeleine dans la Bible, c’est-à-dire Marie de Magdala, un bourg de Galilée.

Les Évangiles ne disent nulle part qu’elle fut prostituée : c’est la tradition occidentale qui, à partir du VIème siècle, l’a confondue avec la pécheresse anonyme de l’Évangile de Luc, celle qui pleura tant sur les pieds de Jésus qu’elle les lava de ses larmes avant de les sécher avec ses cheveux.

Par la suite, alors que Jésus avait disparu de son tombeau, elle pleura devant celui-ci et une fois à l’intérieur, encore en larmes, vit deux anges vêtus de blanc avant de voir apparaitre Jésus Christ lui-même qui l’interrogea sur la raison de ses sanglots.

Elle devint ainsi une référence naturelle pour qui désire souligner le caractère intarissable d’une crise de larmes.

Cette expression fait partie de nos expressions nées des croyances. Dans la même famille : « regagner ses pénates » et « sainte-nitouche ».

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Portrait de Virginie Verglas

Virginie Verglas

Journaliste et autrice, Virginie a fondé Grands-Mères.net en 2011. Son nouveau livre, « Ma Bible des remèdes naturels », vient de paraître.

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