Pourquoi dit-on « ronger son frein » ?

Pourquoi dit-on « ronger son frein » ?

Virginie Verglas Mis à jour le 27/07/2026 1 min

« Ronger son frein » consiste à s’efforcer de contenir l’envie de réaliser un acte. Il s’agit donc de se retenir dans la frustration, malgré une vive impatience.

Cette expression apparait au Moyen âge : on en trouve un emploi figuré vers 1280, dans l’Escanor de Gérard d’Amiens. A cette époque le cheval a une grande importance dans la vie quotidienne. Dès la fin du 11e siècle, dans la Chanson de Roland, on utilise le mot « frein » pour désigner ce que nous nommons aujourd’hui « mors », c’est-à-dire le dispositif métallique placé dans la bouche du cheval et qui, étant relié aux rênes, permet de conduire l’animal.

Quand il n’est pas monté et qu’il subit un repos forcé, le cheval peut trépigner d’impatience. Pour tromper l’ennui il peut ronger son mors en attendant de pouvoir à nouveau galoper. Il ronge donc au sens propre son « frein ». L’homme qui réfrène son envie d’agir ou de s’exprimer en fait de même, au figuré.

Cette expression fait partie de nos expressions venues des animaux. Dans la même famille : « ruer dans les brancards » et « se regarder en chiens de faïence ».

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Portrait de Virginie Verglas

Virginie Verglas

Journaliste et autrice, Virginie a fondé Grands-Mères.net en 2011. Son nouveau livre, « Ma Bible des remèdes naturels », vient de paraître.

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