D’où vient l’expression « sous les feux de la rampe » ?
Celui qui se trouve « sous les feux de la rampe » bénéficie d’une exposition publique. Mais de quelle rampe s’agit-il au juste ? Et pourquoi serait-elle en feu ?
Cette expression trouve son origine dans le monde théâtral. Dans les salles de spectacle du 17e siècle la scène était éclairée grâce à des chandelles disposées à l’arrière de la scène. Mais cet éclairage était insuffisant. Les spectateurs avaient du mal à voir les comédiens.
Les metteurs en scène décidèrent alors de déplacer les chandeliers et de les installer sur une planche située à l’avant de la scène : le Palais-Cardinal, à Paris, en est équipé dès 1640. Ce dispositif ne prendra toutefois le nom de « rampe » que bien plus tard, le mot n’étant attesté en ce sens qu’en 1832. Être « sous les feux de la rampe » désignait alors simplement « être sur scène ».
Le gaz puis, à la fin du 19e siècle, l’électricité remplacèrent la flamme, et l’expression continua d’être employée. Sa signification s’élargit cependant pour traiter des personnes qui même de façon temporaire se trouvent sous les projecteurs de quelque nature qu’ils soient.
Cette expression fait partie de nos expressions venues des jeux et du spectacle. Dans la même famille : « sur le carreau » et « tenir la corde ».