D’où vient l’expression « s’attirer des bricoles » ?

D’où vient l’expression « s’attirer des bricoles » ?

Virginie Verglas Mis à jour le 27/07/2026 1 min

Personne ne veut « s’attirer des bricoles » c’est-à-dire des ennuis, dont la gravité pousse souvent leur auteur devant les tribunaux.

Le terme « bricole » date du Moyen Age : il apparaît en français en 1360, sous la forme « brigole », dans les archives de Reims. Il s’agissait d’une arme semblable à une catapulte, faite d’une poutre montée entre deux montants et actionnée par un long ressort. Fort redoutée, elle permettait d’envoyer des boulets et autres projectiles sur les positions ennemies.

Contrairement à ce qu’on lit parfois, cette arme ne tire pas son nom du caractère hâtif de sa conception. Le mot est emprunté à l’italien « briccola », lui-même attesté en latin médiéval, et remonte probablement au lombard « brihhil », « celui qui casse, qui rompt » : la machine était faite pour démolir les murailles. Elle n’en était pas moins extrêmement dangereuse, et les personnes se trouvant dans son périmètre d’action prenaient de grands risques. Plus tard, elle perdit toute utilité avec l’essor des canons. Devenue obsolète sur les terrains d’affrontements militaires elle a cependant traversé les siècles dans notre langage : le mot a d’abord glissé vers le sens de « moyen détourné », puis de « bagatelle » au 17e siècle, avant de désigner familièrement les ennuis qu’on s’attire.

Cette expression fait partie de nos expressions de la maison et de l’argent. Dans la même famille : « se faire du mouron » et « un soleil de plomb ».

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Portrait de Virginie Verglas

Virginie Verglas

Journaliste et autrice, Virginie a fondé Grands-Mères.net en 2011. Son nouveau livre, « Ma Bible des remèdes naturels », vient de paraître.

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