Ça sent le sapin : d’où vient cette expression ?
« Ça sent le sapin » signifie que la mort ou la fin est proche. Le sapin dont il s’agit est bien celui des forêts : son bois a longtemps servi à fabriquer les cercueils. Si l’odeur du sapin parvient à vos narines, c’est qu’un cercueil est proche.
L’origine
Le bois de sapin était bon marché, léger et facile à travailler : c’est pour cette raison qu’on en faisait les cercueils ordinaires. Au XVIIIe siècle, on appelait d’ailleurs le cercueil une « redingote de sapin ». La formule telle qu’on la connaît, elle, se lit dans la presse à partir du milieu du XIXe siècle. De là vient la métaphore : sentir le sapin, c’est être assez près de la fin pour en percevoir l’odeur. On l’emploie aujourd’hui aussi bien pour une personne dont on pense que les jours sont comptés que pour une entreprise ou un projet qui va mal, quand tout semble s’acharner comme lorsqu’on a la poisse.
« Ça sent le roussi » exprime une idée voisine, celle d’ennuis en perspective, mais elle reste plus vague. Beaucoup de nos formules ont ainsi glissé de sens au fil des siècles, comme celles que nos grands-parents employaient et que plus personne ne dit aujourd’hui. La référence au sapin, elle, ne laisse pas de doute sur ce qui attend.
Nouveau
Ma Bible des remèdes naturels+ de 1 000 remèdes, recettes & conseils pour 60 maux du quotidienLe faux ami québécois
Au Québec, « se faire passer un sapin » signifie se faire avoir, et n’a rien à voir avec la mort. L’explication tient au commerce : le sapin baumier, celui qu’on vend comme sapin de Noël, a une très faible valeur marchande. Recevoir un sapin, c’est recevoir peu de chose pour son argent.
L’idée de payer en fausse monnaie a produit une image du même genre avec le chèque en bois. Vous trouverez les autres dans nos expressions populaires.